En février, à l’approche de Mardi Gras et de la mi-Carême, une délicieuse odeur de friture sucrée envahit les cuisines Nantaises : celle des bottereaux ! Véritables emblèmes de la tradition gourmande de la région, ces beignets moelleux rappellent souvent l’enfance, les fêtes familiales, et les pauses sucrées pleines de tendresse. Vous aussi, vous souhaitez (re)découvrir la recette des bottereaux nantais dans les règles de l’art ? Ne bougez pas, je vous livre ici toutes mes astuces pour les réussir comme un(e) pro, ou comme mamie !
| 📍 Origine | 🍴 Ingrédients clés | 🛠️ Préparation | 🎉 Occasions |
|---|---|---|---|
| Nantes, Anjou | Farine, œufs, beurre, rhum/vanille | Pétrir, reposer 1h30, frire 1 min | Mardi Gras, Mi-Carême, hiver |
Les bottereaux nantais, c’est quoi exactement ?
Les bottereaux sont une variété de beignets frits, généralement sucrés, typiques de la région Nantaise et de l’Anjou. Ils font partie de ces spécialités régionales que l’on se transmet de génération en génération. Dans certaines familles, chaque année à la même période, on sort les grands plats, la farine par kilos, et on prépare des montagnes de bottereaux qu’on accroche dans des torchons au plafond… ambiance folklore et délice garanti !
Ces beignets, souvent découpés en losanges, se dégustent dorés et encore tièdes, simplement saupoudrés de sucre semoule ou glace. Moelleux, parfumés, et fondants en bouche, *ils remplacent souvent les crêpes pour la chandeleur* dans certaines familles.
D’où viennent les bottereaux ?
Originaires de l’ouest de la France, et plus précisément du Pays Nantais, les bottereaux sont étroitement liés aux fêtes de Carnaval. Autrefois, ils étaient confectionnés pour achever toute réserve de produits animaux avant le carême. On les retrouve également sous d’autres noms en France :
- Foutimassons ou merveilles dans certaines régions de l’Ouest
- Tourtisseaux en Vendée
- Bugnes à Lyon
Chaque région a sa recette, mais les bottereaux nantais restent une version à part, avec une pâte bien beurrée, parfumée au rhum, à la vanille ou même à la fleur d’oranger selon les envies.
Recette traditionnelle des bottereaux nantais maison
Voici une version de recette que j’adore et qui fait toujours fureur à la maison. Elle est simple mais authentique, et garanti des bottereaux moelleux, légèrement croustillants à l’extérieur et bien dorés.
Ingrédients pour environ 40 à 50 bottereaux
- 500 g de farine
- 75 g de sucre
- 2 œufs
- 100 g de beurre doux, ramolli
- 1 sachet de levure chimique, ou 15 g de levure fraîche délayée dans un peu d’eau tiède
- 1 pincée de sel
- 1 cc de vanille (en poudre ou en grains d’une gousse)
- 2 cuillères à soupe de rhum ambré ou de fleur d’oranger (facultatif mais vivement recommandé)
- 120 ml de lait tiède (ou moitié lait, moitié eau tiède si vous souhaitez alléger)
- Huile de friture pour la cuisson
- Sucre glace ou sucre semoule pour saupoudrer
Préparation étape par étape
- Dans un grand saladier, versez la farine, le sucre, le sel, la vanille.
- Faites un puits, ajoutez les œufs, le beurre ramolli, le rhum et la levure.
- Ajoutez progressivement le lait tiède tout en pétrissant pendant 10 minutes à la main. La pâte doit être lisse, homogène, et légèrement collante.
- Formez une boule que vous recouvrez d’un torchon. Laissez reposer 1h30 à température ambiante.
- Étalez la pâte sur environ 5 mm à 1 cm d’épaisseur selon votre goût (plus fin = plus croustillant).
- Découpez-la à l’aide d’un couteau ou d’une roulette en petits losanges ou triangles.
- Chauffez l’huile dans une friteuse ou une grande casserole à 180°C. Plongez chaque bottereau pendant 30 secondes à 1 minute de chaque côté.
- Déposez-les sur du papier absorbant, puis saupoudrez-les de sucre pendant qu’ils sont encore chauds.
Et voilà ! Vous obtiendrez des beignets dorés, moelleux, et pleins de caractère, parfaits pour accompagner une tasse de thé ou un chocolat chaud lors d’une froide après-midi d’hiver.
Conseils et variantes selon vos envies
Chaque famille à Nantes ou en Anjou a sa propre variante de la recette. Voici quelques idées si vous voulez tester différentes versions ou adapter à vos goûts :
- Ajoutez des zestes de citron ou d’orange bio pour une touche d’agrume subtile.
- Parfumez votre pâte à l’aide de fleur d’oranger au lieu du rhum.
- Remplacez une partie du lait par de la crème fraîche pour plus d’onctuosité.
- Remplissez certains bottereaux de pâte à tartiner ou confiture après cuisson… effet surprise garanti !
Finesse ou moelleux : comment faire votre choix ?
La principale variation repose sur l’épaisseur de la pâte :
| Épaisseur de pâte | Résultat en bouche |
|---|---|
| 5 mm | Bottereaux plus fins et croustillants |
| 1 cm | Bottereaux épais et moelleux, presque fondants |
À vous de trouver le compromis parfait ou de tester les deux !
Quand déguster les bottereaux ?
Traditionnellement, les bottereaux se mangent à partir de la Chandeleur, jusqu’à la Mi-Carême et durant tout le mois de février. Mais soyons honnêtes : tout prétexte est bon pour les préparer ! On les retrouve souvent :
- Lors des Carnavals de Nantes et de Cholet
- Pendant les marchés gourmands d’hiver
- Dans les boulangeries traditionnelles durant tout le mois de février
- En famille, un dimanche pluvieux devant un bon film !
Pourquoi faire ses bottereaux maison ?

Vous pouvez bien sûr acheter de la pâte toute prête ou des bottereaux tout faits en boulangerie, mais ce n’est jamais pareil. Faire ses bottereaux maison, c’est :
- Maîtriser les ingrédients (idéal si vous évitez les conservateurs)
- Personnaliser la recette selon vos envies et souvenirs
- Partager un moment convivial avec ses enfants ou amis
- Et surtout… c’est souvent meilleur et plus moelleux !
Petites anecdotes pour briller en société
- En Anjou, on dit souvent « le bottreau » (sans le « e ») et on le prépare parfois pour tout un village !
- Ils se conservaient autrefois plusieurs semaines à température ambiante, accrochés dans des paniers au-dessus du feu pour éviter l’humidité…
- La même pâte peut servir à faire des foutimassons ou des bugnes, selon la découpe et la cuisson !
Vous avez dit nostalgie gourmande ?
Ce que je préfère dans les bottereaux, c’est probablement l’ambiance qu’ils dégagent. Chaque bouchée évoque une époque où le temps s’arrêtait lors des goûters, où le sucre sur les lèvres faisait rire les enfants, où l’on tendait la main pour « un dernier bottereau » (qu’on sait très bien ne jamais être le dernier !).
Alors à vos tabliers, sortez la farine, chauffez l’huile, et régalez toute la maison. Et si vous en avez trop (ce qui est rare, mais sait-on jamais), sachez qu’on peut réchauffer les bottereaux quelques secondes au four, et qu’ils se dégustent très bien le lendemain avec un café.
Bon appétit les ami(e)s ! Et n’oubliez pas de les partager… ou pas 😉


